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  • L'équipe du Cheeta

Méthodes de mutilation dans les arts martiaux traditionnels Japonais

De nombreuses disciplines extrêmes orientales comportent l'étude de l'art de tordre, rompre et déchirer le corps humain. Aïkido, karaté do, judo, kempo, chinna, lua, chaque système de combat possède une façon unique d'aborder l'attaque des articulations. Le bon sens pourrait nous suggérer qu'ayant (presque) tous deux bras et deux jambes identiques, l'art de luxer ne devrait pas être fondamentalement différent d'un système à un autre. Il se trouve que, malgré cela, un "kote gaeshi" d'aïkido iwama ryu n'utilise absolument pas les mêmes angles qu'un "omote gyaku" du koto ryu, un novice n'y percevant que deux façon de tordre le poignet somme toute fort similaire.

Chaque style de combat ayant été pensé suivant un domaine d'application spécifique (protection rapprochée, self defense urbaine, combat en milieu confiné, en pente, en rizière,en intérieur, en champ de bataille etc...) les objectifs des attaques articulaires peuvent ainsi, logiquement, varier du tout au tout. En aïkido, par exemple,les formes ont été adaptées afin de préserver l’intégrité physique du partenaire, l’amenant au besoin à chuter sans risquer, en cas de rébellion de dégâts trop importants, raison expliquant en partie l’intérêt suscité par cette discipline auprès des divers services de police du monde entier. Le cadre d’utilisation influe donc sur les principes anatomiques mit en œuvre.

Bien évidemment, cette remarque reste valable pour toute forme de frappes, strangulations et projections mais nous nous limiterons dans le cadre de cet article aux techniques de luxations.

Un rapide aperçu de certains angles de clés de divers écoles de, kali, bando, hapkido, atemi jujitsu, krav maga et autre karaté nous laisserait volontiers percevoir des angles d'attaques du poignet relativement similaires... Quelques recherches historiques aurons rapidement fait de nous montrer que les maître de ces écoles enrichirent leur pratiques des torsions provenant d'autres courants et, compte tenu de l'essor prodigieux de l'aïkido, du judo voir, plus récemment depuis les victoires de la famille gracie, du jujitsu brésilien, il n'est pas rare de retrouver aujourd'hui dans les divers styles sus cités des influences très nettes de ces disciplines.(allant parfois jusqu'à la création de synthèses comme le vee arnis jitsu,le shotoo ou l’aiki-krav maga). Malgré cela, si nous avons la chance d'étudier des systèmes n'ayant pas subie l'influence des principaux budos actuels ( judo, karaté do kendo et aïkido principalement) la possibilité de percevoir les différences d'utilisation du corps sera alors susceptible d'apparaître.

Parmis ces différences, certaines ko ryu avaient mirent au point de redoutables méthodes de dislocation : La plupart des pratiquants de longues dates ont en général tous connus a un moment de leur carrière une ou plusieurs blessures parfois invalidantes et/ou laissant longtemps après quelques douleurs ou quelques pertes d'amplitude malgré une rééducation consciencieusement effectuée et tous savent a quel point cela peut se révéler handicapant et inconfortable.

l'objectif visé autrefois par certaines écoles traditionnelles étais bien pire : En effet, il n'étais pas rare, si toutefois l'un des opposant parvenais à survivre au cours d'une rixe, qu’il chercha à se venger. Des lors, un des objectif de la technique devenait de le mutiler suffisamment pour que la blessure infligée ne puisse jamais se réparer convenablement, limitant ainsi l'adepte dans la pureté des mouvements qu'il pouvais exécuter et maintenant a jamais son niveau loin de celui de l'objet de son ressentiment. 

Ceci s’illustre parfaitement dans la technique de takagi yoshin ryu « oya goroshi » « tuer le chef » consistant a mutiler le pouce…et stoppant du meme coup la carrière de sabreur du belligérant. L’on retrouve trace également de ce type de stratégie en ninjutsu lorsqu'il s’agissait, après s'être fait repéré, de s'enfuir, peut être en étant détenteur d'une information cruciale.Tuer un agresseur pouvais certes générer chez ses comparses un effet psychologique avantageux mais le mutiler mettais ses compagnons face a un étrange dilemme : devaient ils en premier lieu lui porter secours ou devait ils venir a bout de l’intrus Immédiatement?

Afin de produire sur le corps ce type d'effet, une connaissance extrêmement fine de l'anatomie est requise puisque cela demande d'anticiper quelles seront les réactions que le corps mettra en place afin de se protéger ;il est en effet possible d'utiliser celles ci a notre avantage, en effet,une zone anatomique lésé aura tendance à se raidir, à se recroqueviller littéralement sur elle meme. Certaines combinaisons de luxations peuvent suggérer au corps de se tendre en des endroits contradictoires empêchant l'une des lésions d'être convenablement protégée...aggravant voir empêchant une saine récupération. Il existe plusieurs autres principes okudens similaires. Dans certains ryu comme l'école Yagyu existent des méthodes de "mort définitive" anticipant et contrant par avance les éventuelles connaissance en kuatsu des amis de la victime...

Il y a quelques années, alors que j'étudiais une forme particulière de torsion d'une école traditionnelle de koppo jutsu, je vis dans les yeux d'un de mes partenaires une émotion inhabituelle...une sorte de peur mêlé de fascination et d'effroi. Interrogé à propos de son ressentit, il me confia simplement : "Après un tel arrachage ligamentaire, je pourrait faire en sorte que sa main remarche mais il ne pourra plus jamais s'en servir comme avant. C'est très différent des clés de poignets habituelles... »

C’était un des meilleurs spécialistes français de la chirurgie réparatrice de la main et du poignet...




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